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12 décembre 2018 ABONNEZ-VOUS À LA REVUE INSCRIVEZ-VOUS AUX NEWSLETTER >> FR
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 Article de la revue
  
Pierre CHEVALLEY et Jean WEINBAUM Peintures

Numaga à Colombier

 
Double rencontre
C’est à Paris que leurs itinéraires se sont croisés au début des années 50, engagés tous deux vers une nouvelle orientation du vitrail contemporain.
Pierre CHEVALLEY a été formé à l’art du vitrail à l’atelier Fleckner de Fribourg, il approfondit ses recherches sur le modelage de la lumière dans les vitraux du Moyen-âge et du XVIe, avant de poursuivre ses études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris.
Jean WEINBAUM s’est formé à la Kunstgewerbeschule de Zurich puis à L’Académie de la Grande Chaumière à Paris. Il étudie en complément les techniques du verre teinté pratiquées au XIIIe à la cathédrale de Chartre, obtient le statut de maître verrier.Il participe à un workshop et à des sessions du Groupe Espace qui était destiné à mettre des artistes et des architectes en contact pour joindre leurs forces sur des projets de grandes dimensions.
Nommé professeur à l’Ecole des Beaux-Arts de Lausanne, Pierre CHEVALLEY est rentré en Suisse en 1973. Il vit désormais entre Yverdon et Paris où il a gardé des contacts.
Jean WEINBAUM quitte Paris en 1966. Après un long périple en Extrême-Orient (Inde-Japon) il s’est installé à San Francisco où il vit depuis 1968.
Outre l’art verrier, ils poursuivent intensivement leurs recherches picturales et exposent régulièrement leurs oeuvres, notamment à Numaga, respectivement dès 1967 pour Chevalley et en 1974 pour Weinbaum. Comme le hasard fait bien les choses, ils s’y retrouvent en ce moment pour rendre compte de l’état actuel de leur travail.

Peinture
«Dans sa démarche picturale, Pierre CHEVALLEY répond par une économie de moyens qui lui est propre. Le blanc et le noir, en contraste – parfois nuancés ou soutenus par des gris – sont les couleurs ou plutôt les “non-couleurs” auxquelles Chevalley a essentiellement recours dans la projection picturale de sa vision du monde. Le blanc et le noir ont cette même capacité à mener la peinture aux confins de la visibilité, l’un par l’excès de clarté auquel il renvoie, l’autre par l’occultation de la lumière qu’il évoque. Ce sont des valeurs absolues, extrêmes, qui ne permettent comme variations que celles qui vont de la matité à la brillance, qualités inhérentes à la lumière et dont Pierre Chevalley sonde également les nuances.» (L. F.)
Le centre de l’œuvre de Jean WEINBAUM est la recherche de la lumière ou, plus particulièrement, de la lumière à travers la couleur, ceci en conjonction avec une grande pureté de lignes.Sa peinture est claire et directe; ses couleurs sont fraîches, son dessin est délié et chatoyant. Le résultat révèle à la fois sensibilité et vivacité d’esprit. La construction et l’équilibre chromatique de ses peintures est remarquable par l’exploration des effluves de la couleur et de la dimension émotive qu’elle suscite chez le spectateur. Cette couleur ardente, inoubliable, qui paraît être le produit de quelques pigments ordinaires, est une véritable distillation de la lumière.
 

Pierre Chevalley, peinture 21 x 14 cm 2002

Jean Weinbaum, aquarelle sur papier 32 x 25 cm